Babylon Pression

Babylon pression. Un groupe qui semblait avoir surfé sur la vague néo métal français (Pleymo, Tripod, Enhancer, Watcha et tant d'autres dont on n'entend plus trop parler…) et qui pratiquait une sorte de fusion métal / ska / ragga. N'ayant pas franchement brillé avec leur premier album « négative génération » en 2004 on aurait pu penser que s'en était fini, qu'on en était débarrassé. Heureusement non.
Auparavant affiliés au désormais défunt collectif Sriracha (Lofofora...) ils ont récidivé à la rentrée 2007 avec un nouvel album intitulé « travaille, consomme et meurs ». Tout est dans le titre, le ton est donné.
Pas tout à fait recommandé si on a le cafard, pas indispensable si l'on veut se persuader que la direction politique empruntée depuis l'arrivée de Nicolas est la bonne, à ne pas écouter si on est blasé par son employeur, dangereux si l'on vient de se faire larguer, gerbant si on sort du Mac Do. Bref un disque qu'il serait un peu déplacé d'offrir à Noël. Pour être plus clair, voici quelques titres de chansons évocateurs : « Seul parmi les autres, Je ne sers à rien, Déjà mort, La France a peur, Responsable mais pas coupable, Tellement de connards et si peu de cartouches, Sandwich à la merde, Ne pars pas ou je te tue, J'ai trente ans et j'ai rien fait ».
Bon, ça c'est pour l'inspiration lyrique. Pour l'aspect musical si vous êtes fan de Vincent Delerm vous allez être déçus, désolé. Fini les influences ragga, on prend ce qu'il y a de nerveux dans le punk, on ajoute de vrais riffs trash, on se cogne le petit orteil une dizaine de fois dans le coin de la commode et on s'empare du micro.
Le résultat est un album qui « envoie du steak », varié, inspiré, drôle et finalement addictif car chaque nouvelle écoute permet de déceler certaines subtilités dans les textes mais aussi dans les compositions.
Pour terminer je vous recommande aussi chaudement d'aller faire un tour sur leur
site qui est lui aussi très drôle et grinçant, un peu dans l'esprit des
messages à caractère informatif mais à la sauce « multinationale qui a bien les crocs ».
Voilà, la vague néo métal s'étant un peu éloignée ces derniers temps, Babylon Pression est toujours là et revient vers quelque chose de plus brut et c'est bienvenu !